Afrique du Sud: le Zwaziland et le parc Kruger

Samedi 4 mars

Ayant passé la nuit à Manzini, capitale économique du Swaziland, nous prenons le car pour rejoindre le parc Kruger par son entrée sud : Malelane. La plus grande réserve, et peut-être la plus extraordinaire d’Afrique du Sud, dont tout le monde ou presque a entendu parler, couvre près de 20000km2 (la moitié de la Suisse) de nature sauvage. Elle s’étend sur 64 km de large et 532 km le long de la frontière avec le Mozambique. Nous y arrivons enfin, dirais-je, puisque c’était notre souhait, un jour, de pouvoir « entrevoir » les « Big Five » dans cet endroit mythique et donc dans leur habitat naturel. Nous n’y sommes pas encore mais nous resssentons déjà une certaine excitation en pensant aux prochains jours où, à l’aube ou au crépuscule, nous vivrons sûrement des moments inoubliables.

En chemin, nous n’échappons pas à une boutique de bougies qui se révèle être de qualité. Nous admirons la dextérité d’un ouvrier à façonner dans la cire moults animaux sauvages.

Que dire du Zwaziland ? Nous n’avons fait que traverser en 2 jours ce royaume du roi Mswati III. Son territoire est enclavé entre l’Afrique du Sud et le Mozambique. C’est l’une des dernières monarchies absolues. Le roi y garde encore un large contrôle sur les institutions. Les partis politiques y sont encore interdits mais le roi n’a pas l’air de s’en formaliser. « Le Zwaziland évolue à son propre rythme », a affirmé son roi il y a quelque temps aux Européens.

Pour quitter le Zwaziland, nous nous soumettons au même rituel qu’à celui subi à l’entrée dans le pays : nous descendons du car, nos passeports sont tamponnés pour la sortie par les fonctionnaires zwazis puis nous marchons environ 100 m pour réitérer la même opération exécutée par les douaniers sud-africains. Il faut de la patience sous un soleil de plomb!

Monique apprend la patience !

A peine la frontière franchie, nous sommes conviés dans un village zwazi, à un spectacle de danses et de chants de très grande qualité. Le groupe s’est déjà produit en Europe et notamment en France. Nous sommes toujours un peu méfiantes face à ce genre de démonstrations mais nous devons de reconnaître, à cette occasion, le professionnalisme de ces danseurs, musiciens et chanteurs.

Nous remontons dans le car pour, dès l’entrée dans le parc Kruger, suivre une route qui nous permettra d’arriver au Camp de Skukuza où nous passerons la nuit.

L’entrée sud du parc Kruger

Plus question de descendre du véhicule: c’est interdit, amendable et sûrement préférable! On ne sait pas ce qu’on peut rencontrer… Le car roule lentement et nous pouvons observer des éléphants, des hippopotames une famille de zèbres et une cigogne noire…

Une fois arrivées à destination, nous ne pouvons rester dans notre « case » …

… qui est plutôt spartiate; nous n’avons pas l’autorisation de sortir du campement mais nous pouvons, parait-il, observer les animaux qui viennent s’abreuver à la rivière qui jouxte le camp. Munies de nos jumelles, de nos appareils de photos, nous nous postons sur la terrasse du restaurant pour assister à ce spectacle de fin de journée. Mais rien, nous ne verrons rien… attendons demain!

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