Afrique du Sud : les montagnes du Drakensberg

Mardi 7 mars

Ce matin, trombes d’eau dans notre chambre et, pourtant, aucune précipitation dehors! Notre appareil d’air-conditionné « régurgite »… Il est 04h00 et nous étendons des serviettes de bain au sol, ceci après avoir arrêté l’engin… Difficulté à se rendormir et 45′ plus tard, nouveau réveil brutal! quel animal se promène près de notre porte ? Nous entendons des cris bizarres et stridents… ce sont des babouins qui ont pris possession des lieux avant le lever des humains. Inutile de se rendormir, il faut se lever. Nous avons de la route à faire : 490 km (7h00) pour arriver à Prétoria.

Nous quittons le lodge après avoir immortalisé la dame qui a nettoyé notre chambre.

Nadine, notre accompagnatrice « Arts et Vie » entourée des guides et pisteurs qui nous accompagnés dans la réserve

Nous empruntons la R 532 plus connue sous le nom de « Panorama Route ». Elle est assurément l’une des plus belles voies du pays qui traverse l’extréminé nord du Drakensberg.

Cet itinéraire passe par le Blyde River Canyon, un site très spectaculaire, d’une très grande beauté naturelle. S’étendant sur 50 km de long, il est le canyon le plus profond d’Afrique et le troisième au monde.

Ce nom de Blyde River, en français « rivière de la joie », a été donné par des femmes de pionniers. En effet, n’ayant plus de nouvelles de leurs maris partis depuis plusieurs mois en quête de nouvelles terres, elles se mirent à leur recherche et les retrouvèrent près de cette rivière qu’elle baptisèrent ainsi.

De là, nous voyons aussi, à l’horizon, le rempart que forment les 3 Rondavels, étonnantes masses rocheuses évoquant les huttes zouloues, d’où leur nom.

Les « Bourke’s Luck Potholes », littéralement les « marmites de la chance de Bourke ». Bourke étant un chercheur d’or du 19e siècle qui détenait une concession dans les environs.

La rivière Treur plonge dans la Blyde dans un tourbillon d’eau, de sable et de roche

Ces marmites ont été creusées au fil des millénaires sur le lit rocheux de la rivière.

Le dîner est prévu à Pilgrim’s Rest, une petite ville qui semble figée dans le temps. Nous avons l’impression, en arrivant, de nous retrouver à l’époque de la ruée vers l’or dans le Transval, c’est-à-dire, au 19e siècle. De l’or y fut découvert en 1873 et sa population atteint rapidement 1500 personnes.

Les gisements de Pilgrim’s Rest se trouvèrent être les meilleurs d’Afrique du Sud. Plus tard, quand ils furent épuisés, la ville fut désertée. Ce n’est qu’en 1972 que le gouvernement sud-africain racheta le terrain et le déclara monument national.

La réception de l’hôtel royal

Le salon de l’hôtel

La plupart des bâtiments de l’époque, faits de bois et de tôle, bordent toujours la rue principale.

Après le repas, nous flânons le long de la grand-rue, nous jetons un bref coup d’oeil à l’ancien cimetière à l’abandon puis nous nous mettons en route pour Prétoria. Un long… très… très long trajet nous attend!

Nous arrivons en début de soirée à destination pour nous remettre à table dans un restaurant gastronomique « La Madeleine »; nous avons le choix de notre menu. Je jette mon dévolu sur un pâté de gnou en entrée et des rognons de koudou (antilope) en plat principal. L’assiette de dessert est superbe à voir et délicieuse pour les papilles.

Journée harassante mais passionnante grâce aux sites visités qui nous laissent de très belles images au moment de nous endormir.

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