Destination Baie de Somme et Côte d’Opale – site des Deux-Caps

Jours 16 – 21

Nous continuons notre périple vers le nord, le long de la côte d’Opale. Une halte s’impose à Berck pour voir les phoques qui, apparemment, ont aussi élu domicile dans la baie d’ Authie. Les phoques veaux-marins sont souvent accompagnés de phoques gris qui apprécient également de venir se reposer sur les bancs de sable.

Pour information, le phoque veau-marin a une tête ronde, un décrochement bien marqué entre le front et le museau, des narines en forme de V ainsi qu’une fourrure parsemée de marques plus claires et très fines. Le phoque gris a un museau allongé et une fourrure marbrée avec de grosses taches plus claires. Il est deux fois plus gros que le veau-marin

La cohabitation des phoques et des goélands n’a pas l’air de poser problème.
« J’ai encore envie de faire un petit somme »

Nous nous arrêtons ensuite pour deux jours au Touquet, station balnéaire pour gens aisés si l’on se réfère aux magasins de la rue piétonne et aux routes et avenues qui conduisent en centre ville impeccablement entretenues. Nous flânons un peu en bord de mer avant de nous attabler devant quelques langoustines et moules de bouchot.

Souvenir d’antan !

Nous constatons malheureusement que presque toutes les anciennes maisons du bord de mer datant du 19e siècle et du début du siècle dernier ont été sacrifiées et remplacées par d’horribles immeubles en béton.

Les nouvelles résidences du bord de mer. Les cabines de plage apportent un peu de couleur …
Malheureusement pour nous, ce n’était plus la saison du char à voile!

Une balade matinale du camping au centre ville nous rassure : la nature est encore préservée à certains endroits.

Poursuivant notre parcours le long de la côte, nous arrivons au Cap Gris-Nez situé à Audinghen dans le Pas-de-Calais. Il s’agit du point du littoral le plus proche de l’Angleterre et il forme avec le Cap Blanc-Nez, situé 10km plus au nord, le « Grand Site des Deux Caps ». Cet endroit nous intéresse particulièrement étant une zone d’intérêt écologique, faunistique et floristique remarquable.

Nous visitons tout d’abord la Maison des deux Caps. Nous y découvrons une exposition temporaire intéressante intitulée « Le tunnel sous la Manche… l’aboutissement d’un rêve »… il y a 25 ans déjà qu’il est construit!

Les multiples facettes de ce grand site de France que sont les Deux-Caps, sa géologie, ses richesses naturelles… sont aussi dévoilées dans un autre espace du musée.

Du phare du Cap Gris-Nez, nous prenons le temps de faire une longue balade sur le haut des falaises.

Le phare du cap Gris-Nez et, à sa base, le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage.
Du haut des falaises…
… en bord de mer : des paysages étonnants de diversité.

Notre intention était de rester au parking du Cap pour la nuit mais nous nous apercevons que c’est interdit … nous partons à la recherche d’un camping que nous trouvons près de la Maison des deux Caps et en face du musée de la batterie Todt, batterie d’artillerie côtière allemande de la deuxième guerre mondiale.

Il faut dire, en effet, que les deux caps conservent les séquelles de guerre des conflits de 14-18 et de la seconde guerre mondiale : de nombreux vestiges de bâtisses de béton de toutes tailles (casemates d’observation, batteries côtières…) sont encore visibles à l’intérieur des terres et sur la côte.

Des vestiges bien visibles !

Le lendemain matin, il pleut et Monique me propose de visiter la batterie Todt. Ce musée du mur de l’Atlantique nous plonge dans le quotidien des soldats allemands pendant la Seconde guerre mondiale. A l’intérieur de l’un des blockhaus sont reconstituées les chambrées, la salle des machines, l’infirmerie, …

Infos batterie Todt : www.batterietodt.com

Peu après notre visite, nous partons en direction du Cap Blanc-Nez et nous nous installons à Wissant.

Le lendemain de notre arrivée, nous prenons le car pour le Cap Blanc-Nez.

Le monument à la « Dover Patrol » rend hommage au sacrifice des soldats français et britanniques qui ont défendu le Pas-de-Calais au cours de la 1re guerre mondiale.

Après avoir fait le tour de l’obélisque juché au sommet de la falaise, nous empruntons le chemin balisé (GR 120) qui doit nous permettre de rejoindre Wissant mais, au lieu de cheminer sur la falaise, comme prévu initialement, nous préférons marcher sur la plage qui s’étend à perte de vue et qui est accessible à marée basse.

Devant nous, très loin… Wissant, notre destination du jour et le cap Gris-Nez
Derrière nous, le cap Blanc-Nez et ses impressionnantes falaises

Balade inédite pour nous : pas de dénivelé mais une immense étendue de sable et, pour horizon, la mer et les côtes de Grande-Bretagne que l’on voit très bien par temps clair.

Le trafic maritime est exceptionnellement dense sur la Manche

En deux heures et demie, le rythme de marche n’étant pas optimal car beaucoup de choses nous distraient, nous atteignons Wissant.

Depuis quelques mois, la carcasse d’un sous-marin allemand de la première guerre mondiale, échoué sur les côtes françaises en juillet 1917, a ressurgi sur la plage de Wissant.
La marée montante ? Non, pas encore !
A Wissant, le temps se fait menaçant. C’est le moment d’arriver !

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