Croatie : lacs de Plitvice et retour en Suisse

Du 14 au 19 septembre 2016

Article rédigé par Martine

Pour commencer, une devinette: quelle est la similarité entre le Jungfraujoch et Plitvice ? Réponse en fin d’article.

Ce jeudi 15 septembre, nous sommes aux lacs de Plitvice. Nous avons quitté le bord de mer et nous nous retrouvons en montagne. Nous avons troqué les galets des plages contre les sapins, les épicéas, les charmes et les hêtres, essences de cet arrière-pays croate.

Avant d’arriver à Plitvice, la route traverse un long plateau peu peuplé, qui semble figé dans le temps. En effet, dans les quelques villages traversés, de nombreuses maisons détruites pendant la guerre de Yougoslavie sont toujours en l’état. D’autres, encore debout, en portent les stigmates. Rappel douloureux de violents combats qui eurent lieu dans cette région.

Dès notre arrivée, nous nous apercevons de certains changements : la température a perdu quelques degrés mais, surtout, nous avons trouvé un camping en pleine nature, dans lequel chacun peut choisir son emplacement. Nous ne sommes plus les uns sur les autres comme à Krk, nos plus proches voisins sont au moins à 20 mètres et isolés par quelques arbres dont les feuilles prennent, déjà, une teinte automnale. Un calme reposant règne ici. Un camping pour Marianne et Willy… car, en Croatie, il est interdit de faire du camping sauvage!

Nous ne pouvions manquer, lors de ce deuxième voyage en Croatie, ce parc national des lacs de Plitvice, classé au patrimoine mondial par l’Unesco: 16 lacs en gradins alimentant chacun le suivant par des cascades et des chutes impressionnantes, spectacle grandiose dans un environnement préservé.

Un seul bémol, il faut toujours qu’il y en ait un. Plitvice n’échappe pas au tourisme de masse; c’est le parc national croate le plus visité. Le nombre de personnes est encore effarant et nous ne sommes plus en été. C’est, à l’entrée, une longue procession qui, heureusement, s’étire… puis chacun s’en va de son côté et avance à son rythme.

On finit par se retrouver quasiment seul. Nous choisissons un itinéraire relativement long et le nombre de marcheurs vaillants diminue petit à petit. Ainsi, nous pouvons jouir de ces paysages époustouflants sans fausse note!

Tous ces filets d’eau qui jaillissent de la roche comme autant de petites fontaines sont dus à la prolifération de mousses subaquatiques et d’algues qui, en réagissant chimiquement avec un composé du calcaire contenu dans l’eau forment un dépôt, lequel se solidifie peu à peu. Ainsi naissent des barrières de roches appelées tuf ou travertin qui finissent par émerger et retenir l’eau, formant ainsi un nouveau lac. Poreuses, elles permettent à celui-ci de se déverser dans le lac suivant par des cascades « trouées ».

Vous avez trouvé la solution de la devinette ?… Les deux sites attirent tout autant les ressortissants des pays d’Asie, notamment japonais.

Sur le chemin du retour, nous décidons de faire une étape en Italie, dans la région de Venise. Nous nous arrêtons à Caorle. Ce nom me disait quelque chose tout comme Rimini, Bibione ou Jesolo… Souvenirs! Dans les années 60, nombreux furent mes copines et copains d’école qui venaient chaque année en vacances dans ces lieux de villégiature de l’Adriatique. Je recevais des cartes postales avec des plages magnifiques ornées de parasols et de chaises-longues multicolores et j’enviais ceux qui pouvaient séjourner dans des endroits si fabuleux. Moi, je visitais la Suisse avec mes parents et mes grands-parents. C’était moins exotique!

C’est la première fois que je me retrouve dans une de ces stations. Les plages sont gigantesques… bordées d’hôtels alignés les uns à côté de autres et les uns derrière les autres… Ce n’est plus la carte postale… Ce n’est plus là que je passerais mes vacances.
Cependant, à côté de la kyrielle d’infrastructures hôtelières, le vieux village de Caorle, autour de son église et de son campanile est plaisant: ruelles bordées de maisons de toutes couleurs, placettes ombragées … La manne financière apportée par le tourisme depuis longtemps permet à cette municipalité de soigner son centre ville et son front de mer.

Le centre historique
La cathédrale San Stefano, érigée au 11e s., et son campanile cylindrique qui… penche!

Ce voyage en Croatie nous a enchantées : non seulement, il nous a permis de compenser le déficit de soleil et de chaleur de nos vacances en Bretagne, mais également de découvrir une région du sud de l’Europe qui possède de multiples atouts à offrir aux touristes : une nature encore bien préservée, de nombreuses criques aux eaux cristallines, des villages où il fait bon flâner, des infrastructures de qualité.
Ciao la Croatie, à bientôt peut-être.

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