Destination Baie de Somme et Côte d’Opale – Fin du voyage

Et oui, ne pas faire un petit crochet par le lac du Der alors que les grues cendrées commencent à arriver en grand nombre, ce serait très frustrant ! Nous quittons l’autoroute pour rejoindre Vitry-le François et nous nous installons pour une nuit à Chantecoq, sur un parking réservé aux camping-cars, à proximité immédiate du lac. Nous connaissons l’endroit pour y être venues l’année dernière. Il est environ 17h, la lumière est magnifique, nous allons nous installer sur la berge pour observer les oiseaux d’eau et faire quelques photos. Les grues reviennent des champs où elles se sont nourries pendant la journée.

Il y a foule sur la lagune en cette fin d’après-midi !
Au premier plan: des canards au repos. Derrière, des grues cendrées de retour des champs avoisinants.
Le soleil se couche, les grues reviennent passer la nuit au bord du plan d’eau où elles sont en sécurité.
Rassemblement d’oies cendrées
Promenade vespérale de deux familles de cygnes tuberculés

Lorsque la pénombre arrive, nous regagnons nos pénates pour préparer notre repas et nous ne tardons pas à nous mettre au lit : demain matin, pas de grasse matinée: si on veut assister au départ des grues, il va falloir se lever avant le soleil !

Il est 06.15, il fait encore nuit et la température à l’intérieur du camping-car est de 8° … Je m’habille rapidement et je m’éclipse avec les jumelles, la longue-vue et l’appareil de photos. Martine me rejoindra un peu plus tard. Lorsque j’arrive au bord du lac, le ciel commence à s’éclaircir, les grues sont encore posées sur les bancs de sable. Ont-elles perçu mon arrivée ou l’aube naissante ? Les premières s’envolent avec moult cris, suivies pendant plus d’une demi-heure par des milliers d’autres. Nous ne nous lassons pas de ce spectacle.

https://www.lci.fr/regions/video-les-grues-cendrees-investissent-le-lac-du-der-avant-de-rejoindre-le-sud-de-l-europe-2136774.html


Lorsque le jour est bien installé, toutes les grues se sont dispersées dans la campagne voisine. Nous nous attardons encore un moment pour observer différentes espèces d’oiseaux qui ont maintenant rejoint le plan d’eau : canards, oies, vanneaux huppés …

Après un petit déjeuner bienvenu, nous reprenons la route et nous faisons une dernière étape à Vesoul, au bord d’un petit lac artificiel : au cours des années 1970, l’usine PSA Peugeot-Citroën souhaita agrandir ses usines de fabrications de pièces détachées dans la banlieue de Vesoul. Mais pour la réalisation de ce grand projet , il fallait préalablement remblayer les terrains pour surélever les futurs bâtiments afin d’éviter les inondations: la zone convoitée se trouvait à proximité d’une zone marécageuse. Une vaste excavation dans cette zone » improductive » a fourni les remblais nécessaires et a donné naissance à un lac un peu plus grand que l’étang de la Gruère, aménagé partiellement en espace de loisirs. Une perte importante pour la nature mais un gain pour le développement industriel de la région et les plaisirs nautiques …

Cent soixante kilomètres nous séparent encore de la maison. Un saut de puce comparé aux deux mille et des poussières que nous avons parcourus durant ces 24 jours !

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