Canaries : jour 6

Un petit déjeuner frugal et nous quittons notre hébergement en bus.

Après la redoutable descente de hier, nous partons aujourd’hui à la découverte du parc naturel du Garajonay déclaré patrimoine de l’humanité par l’Unesco en 1986.

La randonnée commence à San Domingo de Guzman (103 m) sur la commune d’Hermigua.

San Domingo
Les bananeraies occupent une multitude de terrasses! Ce n’est pas étonnant puisque la banane est le premier produit d’exportation agricole de l’archipel.

Nous montons tout d’abord au milieu de cultures en terrasses puis, peu à peu, nous nous enfilons dans une gorge plus étroite qui débouche dans un petit hameau. La montée est rude; déjà 600 m de dénivelé et nous n’en sommes qu’à la moitié. Les plus bavards d’entre nous ont aussi le souffle court et s’abstiennent, de ce fait, d’analyser l’actualité ou d’échanger quelques banalités.

L’aubergiste d’El Cedro nous sert un repas typique canarien : potage à base de pois chiches et légumes très parfumé suivi d’un poulet au safran qui a dû mijoter quelques heures. La viande fond dans la bouche… tout le monde se régale… sauf les végétariens qui se contentent de la copieuse salade mêlée!

Requinqués, nous continuons notre randonnée dans une végétation plus luxuriante jusqu’à l' »Ermita de Lourdes » où se déroule, lors de la sortie annuelle de la vierge, l’une des fêtes les plus populaires du nord de la Gomera.

Chapelle construite par une Anglaise suite à sa guérison de la tuberculose.

La montée se poursuit jusqu’au Contadero à 1350 m à travers une fantasmagorique forêt moussue.

Non, ce ne sont pas des lutins !

En raison de l’humidité ambiante apportée par les alizés, les troncs sont envahis par la mousse formant d’étranges et fascinants paysages. Nous avons sous les yeux une vraie forêt de contes de fées!

Lauriers ou bruyères arborescentes recouverts de lichen

Le centre montagneux de l’île abrite, en effet, la laurisilva (forêt) la mieux conservée des Canaries, dont l’origine remonte à l’ère tertiaire. La densité des lauriers, qui peuvent atteindre 10 m, est spectaculaire particulièrement au « Bosque del Cedro ».

Le sous-bois est tapissé de fougères d’un vert intense du fait de l’humidité constante.

Nous sommes heureux d’arriver au terme de ces 1250 m de montée et de retrouver notre bus.

Nous avons traversé des paysages fort différents mais tous aussi fascinants les uns que les autres.

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